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Le Bonheur
Le bonheur, qu’est ce que c’est ?
C’est la question que se pose Hector, le personnage
central du dernier livre de François Lelord, psychiatre
de son état. Il a écrit ce conte pour adultes
( de 7 à 77 ans) pour tous ceux et toutes celles qui
se posent la question du bonheur. Nous en avons extrait la
substantifique moëlle.
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Leçon n°1: Un bon moyen
de gâcher son bonheur, c’est de faire des comparaisons.
Leçon n°2: Le bonheur arrive souvent par
surprise.
Leçon n°3: Beaucoup de gens voient leur
bonheur seulement dans le futur.
Leçon n°4: Beaucoup de gens pensent que
le bonheur, c’est d’être plus riche ou plus
important.
Leçon n°5: Le bonheur, parfois, c’est
de ne pas comprendre.
Leçon n°6: Le bonheur c’est une bonne
marche au milieu de belles montagnes inconnues.
Leçon n°7: L’erreur, c’est de
croire que le bonheur est le but ( à se faire mieux
expliquer).
Leçon n°8: Le bonheur, c’est d’être
avec des gens qu’on aime.
Leçon n°8 bis: Le malheur, c’est d’être
séparé de ceux qu’on aime.
Leçon n°9: Le bonheur, c’est que sa
famille ne manque de rien.
Leçon n°10: Le bonheur, c’est d’avoir
une occupation qu’on aime.
Leçon n°11: Le bonheur, c’est d’avoir
une maison et un jardin.
Leçon n°12: Le bonheur, c’est plus
difficile dans un pays dirigé par de mauvaises personnes.
Leçon n°13: Le bonheur, c’est de se
sentir utile aux autres.
Leçon n°14: Le bonheur, c’est d’être
aimé pour ce qu’on est.
Remarque:
On est plus gentil avec un enfant qui sourit (très
important).
Leçon n°15: Le bonheur, c’est de se
sentir complètement vivant.
Leçon n°16: Le bonheur, c’est de faire
la fête.
Question:
Est-ce que le bonheur, c’est juste une réaction
chimique dans le cerveau ?
Leçon n°17: Le bonheur, c’est de penser
au bonheur de ceux qu’on aime.
Leçon n°18: Le soleil et la mer, c’est
le bonheur pour tout le monde.

Interview
Tous les mois, l’équipe
de Charlemag’ va à la rencontre d’une personnalité
pour évoquer ses souvenirs d’école. Ce
mois-ci, la parole est à François Lelord, psychiatre
de renom… Il évoque l’amitié, l’ennui
et l’univers parfois impitoyable de la cour de récré.
Charlemag’:
Quels souvenirs gardez-vous de l’école ?
François Lelord: Je garde un très bon
souvenir des amitiés, des copains de classe. J’ai
un ou deux professeurs qui m’ont passionnés.
Mais je garde le souvenir surtout après le secondaire,
de m’être beaucoup ennuyé. Cela tient peut-être
de moi, c’est à dire que très vite je
m’ennuie quand j’écoute quelqu’un.
Et puis c’est peut-être lié aux programmes
de l’époque qui ne tenaient pas compte de notre
sensibilité et de notre niveau de développement
intellectuel.
Charlemag’:
Vous parliez d’ennui ?
FL: Ben oui ! Mais je n’accuse pas l’école.
Je ne suis pas fait pour écouter quelqu’un très
longtemps. Alors vous allez me dire et pourtant vous êtes
psychiatre… (rires!). Je peux en fait écouter
quelqu’un très longtemps qui me raconte sa vie
ou qui me raconte ce qu’il ressent, ça me passionne,
mais je préfère de beaucoup lire à écouter
un cours et d’ailleurs dès que je suis entré
dans l’enseignement supérieur, je ne suis plus
allé au cours et j’ai fait toutes mes études
en lisant ou en faisant des travaux pratiques mais je ne suis
pas adapté au cours oral.
Charlemag’:
Vous comprenez donc tout à fait bien les élèves
qui s’ennuient en cours ?
FL: Ah oui ! Je sais que les professeurs font des efforts
pour les intéresser, j’imagine que ce n’est
pas facile. Si j’étais enseignant, ce serait
ma grande hantise, m’étant beaucoup ennuyé,
ce serait comment ne pas ennuyer mes élèves
mais je n’ai pas la solution.
Charlemag’:
Si vous pouviez changer quelque chose dans le fonctionnement
de l’école, qu’est-ce que ce serait ?
FL: Entraîner plus tôt les élèves
à chercher l’information (parce qu’après
dans la vie, faut pas arrêter de la chercher soi-même)
et à organiser un travail en équipe. Dans la
vie, il faut constamment apprendre à travailler avec
les autres. Dans ma génération, on apprenait
ce qu’on disait d’apprendre et c’était
un travail complètement individualiste.
Charlemag’:
Figurez-vous que ces idées sont appliquées à
partir de cette année dans les établissements
scolaires au travers d’une initiative qu’on a
baptisée les itinéraires de découvertes.
FL: Hé bien, je m’en réjouis.
Charlemag’:
Vous avez écrit un ouvrage intitulé L’estime
de soi dans lequel il y avait un chapitre consacré
à la cour de récré dans lequel vous évoquiez
la violence et le phénomène du bouc émissaire.
FL: Oui, on oublie une fois adulte que la cour de récré
peut être le lieu de souvenirs traumatisants, on a tous
connus des enfants qui étaient des exclus, des bouc
émissaires, des laisser pour compte et moi parfois,
j’ai vu des patients adultes qui m’ont raconté
tout ça, tout le malheur, toutes ces blessures qu’ils
ont vécu et qui les ont blessées durablement.
Dans certains pays comme la Hollande, on y est vigilant parce
que l’on sait que cela fait des dégâts
à long terme.
Charlemag’:
La solution passe donc par la vigilance des adultes mais aussi
par la bienveillance des élèves à l’égard
de leurs camarades.
FL: Voilà et peut-être par une éducation
des élèves. Il s’agirait de leur faire
prendre conscience qu’essayer de se sentir bien en humiliant
quelqu’un, c’est vrai que ça marche malheureusement,
mais que ça n’est pas un bon moyen.

Le bonheur vu par les élèves
Aurélia
Naso 4°B
Pour moi le bonheur, c’est d’avoir une famille,
une sœur adorable (enfin, parfois…), des amis…
Je suis heureuse aussi quand je lis ou quand j’écoute
de la musique (Indochine, par exemple). J’aime regarder
les matchs de foot.
Franck
Godar 3°B
Le bonheur ? Ben, ça dépend. En règle
général, j’suis heureux. Heureux de vivre
ici, quand je pense à l’Afghanistan, je me dis
qu’ici, on se prend la tête avec rien. Moi, j’vais
pas commencer à déprimer pour une mauvaise note.
Le bonheur pour moi, c’est aussi de jouer au rugby,
de me retrouver avec mes amis, de regarder les photos des
gens avec qui j’ai passé de bons moments.
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